Cinéma en Plein Air 2021

à l’extérieur de la salle Polyvalente de Calce

La Médiathèque de Calce et l’Association Violeta, avec le soutien de la Mairie de Calce et en partenariat avec les Ciné-Rencontres de Prades, se sont encore une fois unies pour nous faire voir des films en plein air.

3 films, 3 soirées, 3 moments de partage, de rires et d’ouverture.

En juillet, nous (re) vivrons ensemble l’émotion de regarder Charles Chaplin, avec les Lumières de la Ville
En août, une comédie avec un titre qui est plus qu’un clin d’oeil subtil au moment que nous vivons: En Liberté!
Et en septembre, un moment plus associatif et de partage, avec Douce France

ENFANTS ET ADULTES ! (pas de sous-titres)

Il n’y a pas de crainte, s’il pleut, on se rapatrie à l’intérieur de la Salle!

Samedi 10 juillet 21:30  (coucher du soleil)
Les Lumières de la Ville, de Charles Chaplin
1931, Etats-Unis, 1h30, avec Charles Chaplin, Virginia Cherrill, Harry Myers

Premier film sonore de Chaplin, ce mélodrame grave marque à la fois la quintessence et le déclin progressif du personnage de Charlot.

synopsis
Après une série de coups du sort, Charlie le vagabond rencontre une jeune fleuriste aveugle. La détresse et le charme de la jeune fille l’émeuvent. Il lui donne le peu d’argent qui lui reste en échange d’une fleur. La jeune fille le prend pour un riche promeneur ; il se garde bien de la détromper. Peu après, par le plus grand des hasards, il sauve la vie d’un millionnaire excentrique qui, sous l’effet de l’alcool, lui donne sa voiture ainsi qu’une grosse somme d’argent. Charlie peut enfin épater sa belle. Hélas pour lui, le millionnaire, une fois dégrisé, ne le reconnaît pas. Il ne reste plus à Charlie qu’à trouver un travail, si possible bien payé…

https://www.charliechaplin.com/fr/films/5-Les-Lumieres-de-la-ville/articles/20-Les-Lumieres-de-la-ville

Premier film sonore de Chaplin, ce mélodrame grave marque à la fois la quintessence et le déclin progressif du personnage de Charlot.

Charlot: un corps indomptable, un vagabond poétique et maladroit, catastrophe ambulante dont la silhouette marginale est aussi un signe de résistance au conformisme et aux bonnes moeurs. En 1931, alors que Le Chanteur de Jazz (1927) a fait basculer le cinéma dans l’ère du parlant, Charlie Chaplin décide de nager à contre sens de la révolution technologique en restant fidèle à son célèbre personnage mutique, pour réaliser une « comédie romantique en pantomime« , et railler la superficialité de ce nouveau cinéma bavard. Avec Les Lumières de la ville, sans doute son mélodrame le plus grave et désabusé, marqué par l’adieu à l’âge d’or du muet, Charlie Chaplin invente aussi une nouvelle forme de comique. Grâce à une bande-son synchronisée composée par ses soins, et des bruitages habilement dosés qui viennent railler les situations mises en images, le réalisateur prouve la virtuosité de son art burlesque – qui sans prononcer un mot introduit de la subversion partout où il passe.

Il suffit de revoir la mémorable séquence d’ouverture, ou encore celle du sifflet, pour comprendre que Chaplin croit avant tout à la toute puissance des images implicites, des raccords silencieux, des regards ténus capables de lire dans l’âme des personnages. Au-delà du caractère révolutionnaire de ce premier film sonore de Chaplin, c’est son humanité tragique qui en a fait un véritable succès au box-office (3 millions de dollars enregistrés au box-office). Charlot s’y fait passer pour un millionnaire afin de séduire une fleuriste aveugle dont il est tombé amoureux, sacrifiant tout pour cette inconnue dont la misère le touche. Sous les gags chorégraphiés, c’est cette humilité déchirante qui a fait dire à Orson Welles que Les Lumières de la ville est le plus beau film de tous les temps…

Et bientôt:

Samedi 28 août 20:30 (coucher du soleil)
En liberté ! ,
de Pierre Salvadori
avec  Adèle Haenel, Vincent Elbaz et Pio Marmaï, France, 2019, 109′, VF, tous publics

Samedi 11 Septembre 20h (coucher du soleil)
Douce France,
documentaire, suivi d’un débat citoyen

https://doucefrance-lefilm.fr/le-film